Catégorie : Environnement
Les travaux de désensablement du chenal de Kingabwa ont officiellement débuté à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, avec pour objectif principal de réduire les inondations récurrentes qui affectent plusieurs communes de la ville. Cette opération consiste à extraire les sédiments, déchets et dépôts accumulés dans le chenal afin de rétablir un écoulement normal des eaux vers le fleuve Congo.
Ces travaux interviennent après plusieurs épisodes d’inondations meurtrières enregistrés ces dernières années, notamment lors de fortes pluies saisonnières.
Le chenal de Kingabwa est un canal d’évacuation des eaux pluviales situé dans la commune de Limete, à proximité du quartier Kingabwa, dans la partie centre-est de Kinshasa. Il joue un rôle stratégique dans le système de drainage urbain en collectant les eaux provenant notamment des rivières urbaines et des collecteurs secondaires avant leur déversement dans le fleuve Congo. Avec le temps, l’ensablement, l’accumulation d’ordures ménagères et l’urbanisation anarchique ont considérablement réduit sa capacité d’écoulement.

Un projet essentiel pour Kinshasa
Le lancement officiel des travaux a été effectué par le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, qui a donné le coup d’envoi des opérations de désensablement et de réhabilitation du chenal de Kingabwa à Kinshasa.
Il était accompagné du ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba Mwana Nshiya, du commandant de la 14ᵉ région militaire, le général Stasin Kizimu Mbuyu, ainsi que du directeur général de la Régie des voies fluviales (RVF), Daniel Lwaboshi, et de son directeur technique, Cédric-Luc Tschumbu.
Cette mobilisation conjointe des autorités nationales, provinciales, militaires et des services techniques spécialisés illustre la volonté du gouvernement congolais de coordonner efficacement les interventions pour restaurer ce chenal stratégique, gravement obstrué par l’ensablement et les actes d’incivisme.
Le désensablement du chenal comprend :
- le dragage mécanique des sédiments ;
- l’évacuation des déchets solides ;
- la réhabilitation partielle des berges ;
- le renforcement de certains tronçons fragilisés.
Cette initiative s’inscrit également dans une stratégie plus large d’assainissement urbain et d’adaptation aux effets du changement climatique, qui accentue l’intensité des précipitations dans la région.

Impact attendu sur la sécurité des populations
Les autorités espèrent que ces travaux permettront :
- d’augmenter la capacité d’évacuation des eaux pluviales ;
- de limiter les débordements vers les quartiers riverains ;
- de réduire les risques sanitaires liés aux eaux stagnantes (choléra, paludisme).
Au-delà de la réduction immédiate des inondations, le projet vise à renforcer la résilience de Kinshasa face aux aléas climatiques et à améliorer durablement la gestion des infrastructures hydrauliques urbaines.
Les responsables insistent également sur la nécessité d’un changement de comportement des riverains, notamment en ce qui concerne le dépôt anarchique des déchets dans les caniveaux et les cours d’eau, facteur aggravant de l’ensablement.
À retenir
- Début des travaux de désensablement du chenal de Kingabwa à Kinshasa.
- Le chenal est un canal stratégique d’évacuation des eaux pluviales vers le fleuve Congo.
- Objectif : réduire les inondations récurrentes et protéger les quartiers riverains.
- Travaux comprenant dragage, nettoyage et réhabilitation des berges.
- Initiative intégrée dans une politique plus large de développement urbain durable et d’adaptation climatique.